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La ville aux 3000 temples (13/01/2009)

(par Annabelle)

Toutes les photos "Bagan" sur Flickr


Nous voici enfin arrivé à Bagan ou plus exactement à Nyang U environ 15h plus tard que prévu. Nous avons hâte de nous reposer un peu dans notre Guest-house, celle où nous aurions du retrouver nos amis italiens, Francesca et Alex, pour une dernière bière. Nous les supposons déjà partis quand 5 min après avoir déposé nos bagages, Gerrit nous signale qu'il vient de croiser Francesca et que Alex est cloue au lit, malade. Nous allons immédiatement leur dire bonjour. Ils quittent Bagan dans quelques heures. Nous leurs remettons, un peu gêné, le pot de confiture que nous leurs avions acheté a Pyin U Lwin. Nous nous excusons de l'avoir entamé et leurs expliquons le pourquoi du comment. Ce qu'ils comprennent bien entendu tout en étant stupéfait par l'aventure qui nous est arrivée (voir message "La croisière s'amuse... pas vraiment"). Il est temps de se dire au revoir et rendez vous peut-être un de ces quatre à Rimini ou a Bruxelles.

Nous allons faire un tour en ville, le temps d'un resto conseille par Francesca (on peut vraiment lui faire confiance!) et d'un passage sur Internet pour prendre quelques nouvelles de nos familles. Une bonne nuit de sommeil s'impose avant de s'attaquer a la visite des 3000 et quelques temples qui jonchent la plaine de Bagan.

Au petit-dejeuner, nous retrouvons le couple italo-suisse que nous avions rencontres chez Mr. Charles à Hsipaw. Nous nous fixons rdv le soir pour un resto. Nous louons des vélos et partons pour le marche de Nyang U le temps de quelques emplettes pour un pique-nique. Un petit détour par la poste, histoire de prendre quelques renseignements. Pascal et moi sommes tombes en amour, la veille, d'un splendide éléphant en teck. Nous tentons de savoir s'il est possible de le faire expédier en Belgique. Petit soucis, les employés de la poste locale semblent ne pas bien se représenter la bête qui doit à la louche faire 35kgs. Quand nous finissons par comprendre que le seul moyen de l'emballer est une boite en carton, nous renonçons définitivement à cette petite folie.

Nous partons enfin à la découverte de la plaine sud de Bagan. Nous déambulons en vélo à travers les sentiers sablonneux. Ils sont déserts. C'est très agréable pour nous mais il y a un revers a cette situation. Les marchands de souvenirs sont a l'affut et ne nous lâchent pas. Nous avons beau leurs expliquer qu'ils nous est impossible d'acheter à chacun d'entre eux, ils insistent encore et encore. Cette année est désastreuse du point de vue du tourisme. La vie semble difficile pour certains de ceux qui en vivent.

Tout au long de ce parcours nous pénétrons dans les temples les plus importants à la découverte des bouddhas et des peintures murales qui s'y cachent. De temps à autre, nous avons l'occasion de grimper sur la terrasse du temple afin d'y admirer la vue sur la plaine. Impressionnant!












Nous nous arrêtons a la Paya Dhammayanzika ornée d'un stupa dore. Ce stupa a pour particularité d'être un peu defraichi et de laisser entrevoir le rouge de la brique dont il est construit, ce qui lui confère une magnifique couleur rose.







Nous continuons notre petit bonhomme de chemin au travers de la plaine jusqu'à ce que la lumière décline. Il est temps de trouver un temple depuis lequel nous puissions admirer les 3000 temples embrases par la lumière rougeoyante du coucher de soleil.






Une jeune fille nous indique un temple proche d'où nous nous trouvons. Nous y grimpons et nous installons sur la terrasse la plus élevée juste a temps pour admirer le soleil qui entame sa descente. Pascal, non satisfait de la vue décide de tenter de se rendre en toute vitesse avec les deux appareils photos sur la Paya Swe San Daw, la plus prisée pour admirer le coucher de soleil et que nous pouvons apercevoir d'où nous sommes. Je tente de lui faire comprendre qu'il n'y arrivera jamais a temps mais sans succès. Le voila qui fonce tête baissée vers son objectif. Je reste un peu en arrière le temps de fixer rdv pour le resto du soir à Gerrit perche au sommet du temple ou nous nous trouvions. Je rejoins Pascal, un peu furieuse car persuadée que je vais rater le coucher de soleil. Effectivement, quand j'arrive, tous les touristes descendent déjà. J'en déduis que le spectacle est terminé. Je cherche Pascal mais en vain. Je tourne autour de la paya, je monte au sommet, je descends, toujours pas de Pascal. Je m'inquiète et me demande que faire. La nuit tombe, les touristes et les locaux désertent le site. Je ne peux accéder ni à mes vêtements plus chaud ni a ma lampe frontale qui sont dans mon sac a dos dont Pascal a la clef du cadenas sur lui. Je décide de rentrer le plus vite possible à la Guest-house avant d'être complètement perdue seule dans le noir en plein milieux de la plaine. Sur le chemin, je retrouve heureusement Pascal qui après mes remontrances m'avoue que ce n'était pas très malin de se séparer sans avoir la possibilité de se contacter. Il s'est en fait dès le départ trompé de chemin et a tenté désespérément de trouver la bonne pagode. Nous apprendrons plus tard que Gerrit sur son temple perché, a pu observer toute la scène et nous a regardé impuissant partir dans des directions opposées.

L'agréable soirée au restaurant en compagnie du couple italo-suisse et de Gerrit, calmera nos esprits. Nous faisons ce soir nos adieux ou nos au revoir à Gerrit après 10 jours de parcours commun.
Aujourd'hui est le premier jour de la fête de la pleine lune. Cette célébration a lieu une fois par an et dure un mois. Le centre névralgique de la fete est la Paya Ananda, la plus grande pagode de Bagan. Nous y entamons donc notre deuxième journée de visite. Quel contraste avec la veille. Sur l'une des rues principales qui sépare Nyang U ou nous séjournons du Vieux Bagan ou se trouve la Paya Ananda, les pick-ups deux fois plus surcharges que de coutume ne cessent de nous dépasser. Les jeunes semblent surexcites.







Arrives sur les lieux, nous croisons Annie et Michel, les français rencontrés sur le bateau entre Mandalay et Bagan. Ils sont arrivés très tôt ce matin. Ils nous expliquent qu'ils ont assistés à une cérémonie de remises d'offrandes. Les offrandes apportées par les villageois sont déposées dans une multitude de vasques déposées à leur tour sur une longue estrade. Des centaines de moines de tous âges, vêtus de leur robe pourpre, attendent patiemment en file indienne serrés les uns contre les autres. Les plus jeunes parviennent difficilement à faire apparaitre leur tête entre les jambes des plus ages. Ensuite, c'est le défilé où chacun d'entre eux reçoit une vasque d'offrande et puis s'en va. Nous avons vraisemblablement manque le clou de la journée. Après le coucher de soleil de la veille, on accumule les bourdes.

Nous quittons Annie et Michel pour explorer les environs. Le reste de la fête ressemble plus a une énorme foire. Nous passons devant un manège et une grande roue. Quoi de plus normal pour une foire si ce n'est qu'ils sont l'un comme l'autre actionnés manuellement. Nous quittons les lieux un peu trop agités à notre gout pour continuer l'exploration des pagodes des environs du Vieux Bagan.







Nous faisons un détour par un atelier et magasin des laques très célèbres de Bagan. Ce magasin nous a été recommandé par le couple italo-suisse. Nous sommes accueillis par la fille du propriétaire. Elle nous guide dans les ateliers et nous explique le long processus de fabrication des laques. Au-dessus du lotus tressé, une succession de couches sont appliquées. Couches de sèves, couches de laques. Chacune de ces couches exige une semaine de séchage dans un cellier humide. Ensuite vient le travail de décoration des laques. Nous apprenons que les seules couleurs originales des laques sont le jaune, le vert, le rouge et l'orange. Nous sommes très impressionnés par ce travail.








Ensuite, lorsque nous arrivons au Temple Dhamma Yan Gyi, nous nous faisons immédiatement accoster par deux jeunes filles qui se proposent de nous guider a travers le temple. Celles-ci, en plus de parler anglais comme la plupart des enfant de plus de 7 ans du Myannar, parlent également un peu le Francais. Nous jouissons d'une visite guidée en stereo mais pas tout à fait synchronisée. "Ici 4 bouddhas. Trois cachés. Un ouvert" dit l'une. "Ici 4 bouddhas. Trois cachés. Un ouvert" répété l'autre avec 2 secondes de retard. "Attention, petit marche" ... "Attention, petit marche". Elles sont charmantes et pleines de culot, comme de nombreuses petites filles ici qui tentent d'améliorer leur quotidien en vendant cartes postales et autres souvenirs aux touristes.








Nous repartons vers d'autres temples mais Pascal s'aperçoit qu'un des pneus de son vélo est à plat. Très vite une nouvelle demoiselle accourt à notre rescousse avec une pompe à vélo. Nous décidons de ne pas prendre le risque de rater à nouveau le coucher de soleil et restons à la Pagode Shwe San Daw. Nous nous installons sur la plus haute terrasse avant que le flot des touristes débarque. Le soleil entame sa descente et, Oh déception!, passe derrière un gros nuage avant de disparaitre derrière la montagne. Dommage, nous reviendrons demain.







(par Pascal)

Réveil ce matin a 5h, vraiment ce n'est pas des vacances! Direction un des temples pour y observer le lever de soleil. En grand romantique que je suis (si, si), j'ai préfère y aller seul avec Annabelle plutôt que la veille, accompagne de Gerrit. Nous enfourchons donc nos vélos pour 25 minutes d'exercice. Une fois sur place, je comprends vite que je n'aurai pas droit a un tête à tête amoureux. Une dizaine de touristes est déjà en place, appareils photos a la main. J'aurais du m'y attendre, ce temple est LE temple du lever de soleil sur la plaine de Bagan. Pas grave.

Nous déjeunons, perche sur le temple en attendant que le soleil veuille bien se montrer. Le soucis, c'est qu'il se lève derrière une montagne, du coup, lorsque nous le voyons, vers 7h, ça fait un moment qu'il a commencé sa course ascendante. Le spectacle est alors un peu décevant, les couleurs moins belles que ce a quoi nous nous attendions.







Au loin, on voit la montgolfière dans laquelle Annie et Michel se trouvent... ben ouai, on pas le même budget :-)





Annie et Michel nous ayant renseigné une jolie boutique attenante à un hôtel, non loin de la où nous sommes, nous décidons d'y faire un tour. L'hôtel Sakura, où se trouve cette boutique, n'est rien de moins qu'un hôtel 5 étoiles avec vue sur l'Ayeyarwady. A notre arrivée, le buffet du petit déjeuner est toujours en place. Tout a l'air succulent. Annabelle me fait des gros yeux, elle qui ne voulait pas qu'on prenne de quoi dejeuner ce matin... Pour tout de même profiter de la vue splendide qui s'offre a nous, nous prenons un jus de papaye (Annabelle) et un cappucino (moi). Le cappu est une merveille, tout comme chez nous! Annabelle fait les yeux doux à ma tasse, son choix semble moins bon que le mien...

Le reste de la matinée se passe à visiter quelques temples autour du village de Myinkaba ainsi que sur la route menant à Old Bagan. J'ai beau rouler un peu devant Annabelle, je l'entend fréquemment marmonner: "on aurait pu déjeuner au Sakura si tu m'avais écouté..." ou encore "demain, si jamais on passe par là...". J'ai découvert au cours de ce voyage qu'on ne plaisante pas avec l'estomac d'Annabelle!


Après un petit tour au marché pour nos achats de fruit, nous nous accordons une après-midi de farniente à l'hôtel en attendant le coucher du soleil, notre dernière chance... Malheureusement, ce n'est pas cette fois que je rattraperai ma bourde du premier jour. Pour la seconde fois un nuage nous cache le soleil à mesure qu'il se couche... Je me console en me disant qu'il y en aura d'autres.

Le soir nous dinons en compagnie d'Annie et Michel dans un très bon resto que nous avions essayé à notre arrivée a Bagan. Nos routes se séparent demain. Ils nous parlent de leur tour en montgolfière, nous regardons les photos prises par Michel. Avec ses 30 ans d'expérience photo, il nous fait pâlir d'envie.

Nuit difficile pour moi. Un truc n'a pas passé et mon estomac est au plus mal. Au petit matin, je suis toujours barbouille. Je fais bonne figure devant Annabelle pour que nous puissions aller prendre le petit déjeuner à l'hôtel Sakura. J'avais compris le message hier :-)

Annabelle fera honneur à tout le buffet, sans rien oublier. Moi, je suis plus réservé car je ne suis pas au mieux. Le personnel nous enjoindra ensuite à nous installer sur les chaises longues autour de la piscine et d'y piquer une tête. Nous en mourrons d'envie. Mais nous n'avons pas nos maillots. Nos sobres sous vêtements pourraient-ils faire l'affaire? Nous n'hésitons pas longtemps. C'est donc équipe d'un très élégant caleçon Tommy Hilfiger noir que je suis le premier à plonger. Annabelle me suivra dans son petit ensemble noir. Personne n'y voit rien à redire. Nager en sous-vêtement dans la piscine d'un 5 étoiles, si c'est pas un comportement bien routard ça! Ce petit extra nous aura couté le budget de 2 jours mais c'était une bonne façon de boucler notre séjour au Myanmar...







Nous quittons l'hôtel fin de matinée car il nous faut préparer nos sacs. Notre bus pour Yangon est a 15h...

Le voyage en bus sera assez éprouvant pour moi. Je ne suis toujours pas en forme. A l'arrivée a Yangon, direction l'hôtel ou je plonge dans mon lit. Notre avion pour Bangkok est a 8h30 demain. J'espère avoir récupère d'ici la...

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