Nous sommes rentrés depuis d'un voyage de 151 jours.

N'hésitez pas à mettre notre blog dans vos Favoris dès à présent !

Nous y sommes... (16/12/2008)

Après un long vol pas toujours confortable, nous voici à l'aéroport de Bangkok où nous attendons le bus pour Pattaya afin de rendre une courte visite a ma grand-mère (Pascal). Il fait 28 degrés ici... A bientôt...

Un apres midi a Bangkok (17/02/2008)

(par Annabelle)

Toutes les photos "Bangkok" sur Flickr

Nous voila de retour à Bangkok pour un après-midi et une nuit. Cela ne nous laisse que très peu de temps pour visiter la capitale Thaïlandaise ou nous séjournerons à nouveau durant 3 jours a la fin de notre périple, au mois de mai.
Après notre première nuit tout confort chez l'oncle de Pascal, la barre est placée assez haute pour la Sri-Ayuttaya Guest House. Nous ne sommes pourtant pas déçu. .. simple mais jolie et d'une propreté irréprochable. Nous déposons nos sacs qui ne sont, je l'avoue, pas léger, léger (16,2 kg chacun). Nous profitons ensuite des quelques heures avant la nuit pour tenter la visite du Watphrakaew. Malheureusement nous arrivons à un quart d heure de la fermeture. Rdv. donc dans 5 mois. Nous nous consolons par un repas a Thachang Pier et par un retour a notre Guest House par le bateau-bus sur la Chaophraya River.
Demain, lever a 4h du matin et destination Rangoon, Myanmar par avion. Et moi qui croyait que c'etait des vacances ;-) ...

A Yangon (Rangoon)... (19/12/2008)

(par Pascal)

Toutes les photos "Rangon-Yangon" sur Flickr

Mingalaba (Bonjour),

Nous sommes arrives hier matin a Yangon. Après avoir négocie le taxi, direction notre hôtel, a deux pas de la Paya Sule. Les bagages déposés, nous partons en ville échanger nos devises. Comme il y a très peu de touristes, nous sommes la proie des changeurs au noir environs tous les 10m mais nous préférons nous rendre dans un grand hôtel pour y effectuer l'opération délicate. Nous sommes bien inspires! Pour 300euro (6 billets de 50), nous recevons 456 billets de 1000 Kyats, leur plus grosse coupure. J'ai l'impression d'être un de ces mafieux a qui l'on paie un contrat... 4 épaisses liasses de billets qu' il nous est impossible de camoufler dans notre pochette à la taille. Un petit détour par l'hôtel s'impose.

YangonYangonUne atmosphère de grande effervescence règne dans cette ville. Beaucoup de voitures, des bus bondes. Les trottoirs sont soit envahis d'échoppes en tout genre, de gros générateurs qui prennent le relais lors des coupures d'électricité, soit tout simplement complètement défoncés. Difficile de lire le guide en marchant tant le risque de se fouler une cheville ou de tomber dans un trou est réel. Difficile aussi de traverser une rue car les feux pour les piétons y sont inexistants.

A lire ma description, ca ne vous semble pas très sexy hein? Pourtant, j'aime beaucoup cette ville. Il y règne comme un gout du passé, l'impression d'une autre époque. Impression sans doute due aux nombreux bâtiments de type coloniaux.

En cours de journée, nous rencontrons 2 français, Olivier et Olivia (ca s'invente pas). Quelques mots d'anglais échanges nous suffisent pour comprendre qu'ils sont français :o)

Ensemble, nous partons visiter la Paya Shwedagon à la tombée du jour. Comment décrire ce temple sinon qu'il marie a merveille le kitsch et le grandiose. On devine la coupole centrale au travers d'un échafaudage de bambou. Le cyclone a fait pas mal de dégâts et il faut réparer avant la prochaine saison des pluies.

Shwedagon PayaShwedagon Paya
Shwedagon PayaShwedagon PayaIn the street






Nous finissons la soirée à 4 dans le quartier chinois ou nous mangeons en rue. Au menu, brochettes diverses et noodles. J'ai des souvenirs de Chines qui me reviennent...




Aujourd'hui, on se la joue cool. Réveil à 13h, on en avait besoin. Au programme, quelques courses, visite du lac Kandawgyi, du marche de Bogyoke pour acheter notre moustiquaire et achat du billet de bus pour demain. Direction Kyaiktiyo pour la visite du rocher d'or...

Vers le Rocher d'Or... (22/12/2008)

(par Annabelle et Pascal)

Toutes les photos "Kinpun-Rocher d'Or" sur Flickr

Mingalaba,

C'est via un mail envoyé sur notre site que nous vous écrivons. Ici, non seulement, la connexion est abominable mais en plus notre site est bloqué. Ce n'était pas le cas a Yangon. Les photos seront donc pour plus tard!

20 décembre 13h00, nous quittons Yangon pour Kinpun pour nous rendre au rocher d'or (un peu plus haut à droite sur la carte du Myanmar déjà insérée).

Cinq heures de bus à travers les campagnes ou les camions se partagent la route avec les charrues tirées par de bœufs. Nous traversons de petites bourgades, l'air est plus pur. Nous ne sommes pas mécontent de sortir de la ville.

Kinpun s'articule autour d'un carrefour dont une des branches est le chemin emprunté par les pèlerins pour se rendre à pieds au Rocher d'Or. C'est ce même chemin que nous prendrons demain matin pour un peu plus de 4h d'ascension jusqu'au somment. Il est possible de s'y rendre en camion par un autre chemin. Annabelle et moi préférons l'effort. Certaines mauvaises langues diront que cela ne me fera pas de tort...

Ce petit village grouille cependant d'une activité débordante. Étant le camp de base pour le départ vers le rocher, toutes sortes de gens de toutes condition sociales s'y pressent, du moine au riche bourgeois.








22-12-2008, nous venons de passer notre deuxième nuit a Kinpun. La journée d'hier a été consacrée a l'ascension du mont Kyaiktiyo jusqu'au Rocher d'Or,l'un des deux plus importants sites bouddhistes du Myanmar (l'autre étant la Paya Shwedagon).

Ce pelerinage, c'est 4h30 de grimpette sous un soleil de plomb et un estomac qui crie famine (surtout pour Annabelle, qui l'eut cru!).








Nous sommes a nouveau les seuls européens. De ce fait, l'ascension est ponctuée de centaines de "Mingalaba", de "Hello" et de sourires. Les touristes asiatiques et occidentaux tentent visiblement rarement la montée a pieds et préfèrent la montée
en "camion-bus".

Nous sommes récompenses a l'arrivee par un excellent déjeuner dans un restaurant en terrasse avec vue sur la vallée. Un grand ciel bleu mais une vue malheureusement un peu voilée. Un après-midi farniente sur le site du Rocher d'Or très animé, surtout le dimanche quand les familles birmanes viennent s'y détendre.







En fin de journée, nous préférons la descente du mont Kyaiktiyo au coucher du soleil en "camion-bus" moins romantique que le "bateau-bus" de Bangkok mais par contre beaucoup plus sensationnel. Le "camion-bus" est constitué d'une benne aménagée de banquettes en bois pour ne pas dire de planches en bois espacées de maximum 30cm les unes des autres. Difficile de ne pas avoir les genoux en dessous des fesses de la personne devant soi. Le "camion-bus" n'est de surcroit considéré comme étant plein que lorsque plus aucun espace n'est disponible pour s'y accrocher. Une fois cette condition remplie, vous étes partis pour une descente digne des montagnes russes les plus vertigineuses, la ceinture de sécurité en moins. J'étais à la fois morte de rire et morte de peur. Rassurez vous, nous sommes toujours vivants ;-)

Aujourd'hui va être une très longue journée de bus. Kinpun-Bago: 3h, avec un passage éclair pour voir le bouddha géant de Bago, puis on enchaine sur un bus Bago-Kalaw : 13h. Nous resterons probablement deux jours à Kalaw ou nous fêterons Noel avant de partir pour trois jours en trek autour du Lac Inle.






23-12-2008, nous sommes bien arrivés a Kalaw a trois heure du matin. La guesthouse avec ses chambres en bois est charmante et notre petit déjeuner au soleil en terrasse est très agréable.

Une journée de farniente et nous partons finalement demain pour 3 jours de trek avec 2 italiens et 2 français. Nous passerons donc Noël au milieu de villages ethniques. Ne vous faites pas de soucis pour nous, les français ont apporte du foie gras!

Nous espérons avoir une meilleure connexion Internet une fois arrives a Inle, histoire de vous faire partager nos photos, si d'aventure nous pouvons accéder au blog.

Nous vous souhaitons un excellent réveillon de Noel.

En route vers le lac Inle... (26/12/2008)

(par Pascal)

Toutes les photos "Kalaw-Inle" sur Flickr


Lors de notre dernier rendez-vous, nous étions arrives a Kalaw. C'est depuis un cyber café fonctionnant sur générateur diesel que nous vous écrivons.

Au matin de 24 décembre, nous voila partis pour 3 jours de trek vers le lac Inle (environs 70 km). Nous sommes 7, 2 français, 2 italiens, 1 belge et nous. A ce petit convoi s'ajoute Robin, notre guide ainsi qu'un cuisinier.







Dès le départ, Robin nous fait partager ses connaissances sur la faune et la flore locale. Il semble en connaitre un rayon. Il nous promet également une diversité de paysages durant les 3 prochains jours. Ce premier jour, ce sera la foret. Nous entrons très vite dans une zone forestière protégée, notamment en raison de la présence d'un bassin artificiel d'eau potable qui alimente toute la région. Il fait très humide et chaud. Nous grimpons jusqu'à 1600m pour ensuite redescendre vers un village de l'ethnie des Palung ou se déroule un mariage. Robin nous explique que dans cette ethnie, les mariages sont arrangés lorsque les enfants ont environ 12 ans.

A notre arrivée dans le village, nous sommes immédiatement invites dans la maison ou se trouvent les jeunes maries. Ils sont assis par terre l'un à côté de l'autre, sans parler, sans se parler. Tout autour, les gens discutent, mangent et boivent du thé. Nous prenons une ou deux photos mais la mariée semble loin, triste. Elle ne semble pas heureuse de cette union. Peut-être a-t-elle rencontre un jeune homme d'une autre ethnie mais que leur union est impossible... mais là c'est mon imagination qui s'emballe. Devant sa tristesse, nous rangeons nos appareils photos. On se demande aussi quel est notre place au milieu de cette cérémonie. Par contre, une fois dehors, c'est un plaisir de photographier les enfants qui se pressent autour de nous et a qui nous montrons le résultat des cliches tout frais. Cela provoque de belles tranches de rires.

Nous faisons ensuite une courte halte chez un "médecine man" qui nous fait goutter certaines de ses préparations à base de plante de la region. La encore, même rituel photos avec les gamins qui se pressent autour de nous.








En fin de journée, avec les rails de train comme indicateur de la route a suivre, nous arrivons a notre gite pour la nuit, une petite maison en bambou dans un petit village dont j'ai oublie le nom. Une famille nous y accueille et nous a prépare nos lit dans la pièce centrale (voir le rubrique "Nos Chambres").






C'est dans cette pièce que nous fêterons Noël. Les français ont apporte du foie gras et du saucisson, on se sent du coup un peu moins loin de la table familiale, même si les victuailles ont un peu souffert du trajet depuis Paris. Notre cuisiner n'a pas ménage ses efforts. Notre table n'a (presque) rien a envier à la votre. Nous passons un agréable réveillon qui se termine à 20h30 lorsque notre dernière bougie rend l'âme. Lorsque nous nous enfonçons dans un profond sommeil, vous n'avez pas encore entamé l'apéro...








Second jour, départ a 8h30. Il fait déjà beau et chaud. Les paysages sont différents de la veille. La foret fait place à un paysage agricole où s'étendent les champs de blé, de colza et de chili. Nous traversons de nombreux villages Pa-O ou sont étendus de nombreux tapis de chili séchant au soleil. Il y en a partout. Cette année, à cause de l'ouragan Nargis mais aussi à cause de l'embargo qui perdure, le prix du chili s'est effondré. Pas assez d'acheteur et trop de production. Une difficulté de plus pour un peuple qui en a déjà assez...






Dans bon nombre de village que nous traversons, il n'y a quasiment que des enfants. Les plus ages s'occupant des plus jeunes. Nous sommes accueillis par leur cris et leur "Tata" (Bonjour). Ils nous suivent parfois jusqu'à la sortie du village. Nous croiserons leurs parents dans les champs.







La marche aujourd'hui est plus difficile. Ça monte, ça descend, ça remonte... Durant ces 2 premiers jours, nous voyons également beaucoup de rizières mais elles sont asséchées. La saison des pluies est passée et ils ne les irriguent pas artificiellement. Mais comme ici, rien ne se perd, les tiges ont été coupées a 30 cm au-dessus de la racine et cela sert de nourriture au bétail que l'on voit ci et là.







A l'heure où le soleil se couche (18h), nous arrivons à notre logis pour la nuit. C'est un monastère qui n'abrite plus que quelques moines. Notre chambre est située dans la grande salle de prières des moines. Seul un petit paravent en bambou nous sépare. Demain, départ prévu a 6h du matin.

C'est a 4h30 que notre "réveil" sonne... Comme tous les matins à la même heure, les moines commencent leurs chants et leurs prières. Mes boules Quies n'y feront rien. Il est temps de se lever et de se préparer. Robin nous propose alors de faire un don au monastère. C'est moi qui m'y colle. Je récolte notre maigre donation, je l'avoue, la glisse dans un petit cahier et me rends auprès du moine responsable du monastère. Nous nous agenouillons devant lui, lui tendons l'offrande. Il m'attache un petit bracelet en récitant une prière. Ensuite, il ouvre le cahier, compte les billets, fait la moue et me demande de rallonger un peu... Meme les moines ont le sens des affaires ici!

Le troisième jour, plus de foret, plus de champ mais un paysage plus rocailleux ou aucune culture n'est possible. La marche est rendue plus difficile par l'état de la route. Mais au bout de 4h de marche, nous atteignons le marche à proximité du lac Inle. Nous y déjeunons et en profitons pour visiter les échoppes de souvenirs. Elles s'alignent les unes après les autres. Il suffit que nous prenions un objet en main pour que toutes les échoppes nous presentent le même. Rien ne leur échappe. Ils sont a l'affut...






Et puis vient le moment de prendre un long tail boat (longue barque tres fine a moteur) pour traverser le lac et se rendre a Nyaungshwe, notre destination finale. Nous nous installons en file indienne dans la barque et nous voila partis sur l'eau, les cheveux au vent... c'est une image... Nous naviguons d'abord sur le canal qui mène au lac ou s'alignent les maisons sur pilotis. Puis c'est le lac, immense, un décor magnifique. Sans doute ce que nous avons vu de plus beau jusqu'ici. Nous croisons des barques à fond plat que les pêcheurs font avancer en étant debout sur une jambe. L'autre jambe enserrant la pagaie. Des mouettes prennent d'assaut notre barque et volent à un mètre au dessus de nous en quête de quelques morceau de pain que nous leurs lançons. Nous rions tous les sept comme des gosses.






Après 1h30 de traversée, nous arrivons a Nyaungshwe, impatient de nous doucher et de nous changer. Au "Remember Inn", nous optons pour une charmante chambre aux parois en bambou. Après ce petit trek de 3 jours, nous sentons le besoin de nous poser un peu. Nous resterons quelques jours dans le coin...

Les cerfs-volants d'Inle (05/01/2009)

(par Pascal)

Toutes les photos "Nyaungshwe-Inle" sur Flickr

La première après-midi a Inle est assez calme. Après ce trek de 3 jours nous avons besoin de nous poser un peu. Nous la consacrons donc à de petites ballades dans Nyaungshwe, à la mise a jour du blog et a la dégustation de quelques bières entre copains. La ville est très agréable. C'est un plaisir d'y flâner.







Nous observons des jeunes et des moins jeunes qui se livrent à des batailles de cerfs-volants. Le but étant de couper la corde du cerf-volant de l'adversaire. Nous croyons revivre le livre "Les cerfs-volants de Kaboul".







Après avoir fait ripaille durant tout le trek grâce aux cuisiniers qui nous précédaient à chaque étapes, nous reprenons notre régime fruits et légumes...

Le soir, il fait très frais. Après tout, c'est l'hiver ici aussi! Du coup le lendemain, gros rhume pour moi. Ça m'apprendra a mieux me couvrir!

Pour le deuxième jour, étant reste sur notre faim après la traversée à notre arrivée, nous décidons de louer un long tail boat pour une excursion sur le lac et les canaux. Différents arrêts sont prévus. Certains sont intéressants comme les Stupas du village d'Indein, la fabrique de papier shan ou l'atelier de tissage de soie et de fil de lotus. D'autres se révèlent par contre un peu moins intéressant lorsqu'il s'agit de nous emmener faire le tour d'ateliers divers avec passage oblige par la case "magasin". Ceci ne m'a pourtant pas empêché de craquer pour une magnifique écharpe en fil de soie et de lotus, ma première folie birmane.









Malgré cette impression "d'attrappe touriste", la ballade est magnifique. Nous ne nous contentons pas seulement de traverser le lac comme la veille, nous arpentons les petits canaux ou l'on admire jardins et potagers flottants. Bien des fois nous avons le sentiment d'être dans une Venise birmane. A la fin de cette journée commencée a 7h du matin, nous rentrons sur Nyaungshwe au coucher du soleil.












Sur le trajet du retour, Francesca ne se sent pas très bien. Nous mettons ça sur le compte du léger tangage de la barque. Nous sommes de toute façon tous fatigues et nous nous glissons dans nos draps de bonne heure.

Au petit déjeuner le lendemain, nous comprenons que le tangage n'y était pour rien. Enfin, moi je l'avais compris durant la nuit en entendant Annabelle dans la salle de bain. Au petit déjeuner, nous comptons les victimes. Cinq sur sept ont passé la nuit dans la salle de bain. Les seuls indemnes sont Alex (ITA) et moi. Nous apprendrons plus tard que notre guide a également été malade. A coup sur, il s'agit du restaurant ou nous avions déjeuné la veille lors de notre sortie en bateau. De ce fait, le programme prévu pour la journée; nous rendre aux sources chaudes en vélo, tombe a l'eau. A la place, nous passons cette journée soit au lit pour les plus malchanceux, soit a lire sous le soleil de la cour de la guesthouse.

A 16h, vient le moment de quitter Inle et de grimper dans un bus direction Mandalay. Nous laissons derrière nous Erwan et Vincent (FR) qui prennent la direction de Yangon et Olivier (BE) qui lui s'en va vers Mrauk U. Nous continuons notre route avec Alex et Francesca (IT).