Nous sommes rentrés depuis d'un voyage de 151 jours.

N'hésitez pas à mettre notre blog dans vos Favoris dès à présent !

De Luang Prabang a Vientiane... (08/02/2009)

(par Annabelle)

Toutes les photos "Luang Prabang" sur Flickr

Après 10 heures de bus, nous arrivons à Luang Prabang, la cité des temples. Malgré l'heure tardive, la ville est très animée. Nous traversons le marché de nuit où les multiples gargottes font de l'oeil à nos estomacs. Nous ne résistons pas et, déchargés de nos sacs, nous nous y rendons pour le dîner. Nous jetons notre dévolu sur un poisson grillé fraîchement pêché dans le Mékong situé au bas de la rue. Repus, nous flânons dans les rues et les ruelles du quartier des temples. Le quartier est splendide. Il est très touristique mais sans pour autant être dénaturé. Une multitude de guesthouses plus belles les unes que les autres se sont établies dans d'anciennes maisons de type colonial. C'est sur cette première bonne impression que nous rejoignons nos pénates.









Ce matin, nous entamons la visite qui s'impose, celle des temples. Nous constatons très vite que nous sommes loin des pagodes clinquantes et des boudhas à loupiotes du Myanmar. Les temples sont très raffinés. Les façades sont couvertes de belles dorures et de fresques. Mais nous avouons manquer un peu de motivation, nous contentant d'un survol rapide de ces merveilles.







La visite terminée, nous nous rendons dans un petit village tout proche, célèbre pour ses textiles en soie et en coton. Au retour, nous passons par un petit chemin qui nous amène sûr la rive du Mékong à la pointe nord de la ville. Nous nous installons sur le bord et observons face au coucher du soleil les scènes de vie qui se jouent autour du fleuve. Des moines se lavent, des enfants jouent, des jeunes gens lavent des salades, des hommes rentrent de la pêche.















Six heure du matin le lendemain, le réveil sonne. Pourquoi si tôt? Le lever du soleil, un bus ou un bateau à prendre? Non, cette fois c'est pour admirer la procession des moines récoltant les aumônes à l'aube. Petit soucis, nous ne savons ni le lieu, ni l'heure exacts de cette procession. Par chance, nous faisons à peine 10m et nous apercevons au loin les robes safrans des moines. Quelque peu denaturée par la présence des touristes dont nous faisons d'ailleurs partie, la procession ne manque malgré tout pas de charme. Par respect, nous ne prenons que quelques photos tout en gardant nos distances.







Levés de si bonne heure, la dégustation d'un excellent café lao s'impose avant de partir en scooter à la découverte des chutes de Tat Kuang Si et de Tat Sae avec la ferme intention de nous baigner.

La route menant à Tat Kuang Si est superbe. Nous voyons nos premières rizières humides. Les pousses de riz sont d'un vert si vif qu'elles teintent le paysage d'une lumière particulière. Nous nous arrêtons quelques instants pour observer les villageois en train de semer et de récolter le riz. Ce spectacle est rare à cette saison. Contrairement aux Vietnamiens, les Laotiens n'ont q'une seule moisson de riz par an, à la saison des pluies.

Arrivés à Tat Kuang Si, nous découvrons un lieu à la hauteur de nos attentes. Imaginez des chutes sur plusieurs niveaux et à chacun de ces niveaux, un bassin naturel dans lequel vous n'avez qu'une seule envie, celle de plonger. Fort de notre froide expérience au Myanmar, nous modérons nos ardeurs et pénétrons dans l'eau progressivement pour nous défouler ensuite en nous jetant dans l'eau à l'aide d'une corde suspendue à un arbre. Il faudra à Pascal plusieurs essais avant de realiser un saut convenable. Quant à moi, frileuse invétérée, l'eau glacée me dissuade de renouveler l'expérience.
















Vers le milieu de l'aprés-midi, nous quittons Tat Kuang Si pour nous rendre a Tat Sae. La saison des pluies étant maintenant terminée depuis plusieurs mois, Tat Sae se révèle décevante en comparaison des splendides cartes postales aperçues à Luang Prabang.








Nous terminons la journée par un dernier dîner au marché de nuit et par une dernière ballade dans les ruelles de la ville que nous quitterons demain avec un peu de regret. Il y règne une douceur de vivre qui vous inciterait à vous y attarder dans le seul but d'y flâner.

Aujourd'hui, une longue journée nous attends. Nous allons tenter de rejoindre Pak Lai situé dans la province de Sainyabouli en un seul jour. Cet itinéraire peu touristique nous vaudra 3h30 de bus suivies de 5h30 de pick-up durant lesquelles nous mangerons la poussière tout en étant secoués comme des pruniers. Tout cela dans l'unique but de joindre la capitale Vientiane par le Mékong. Nous avons realisé l'étrangeté de notre itinéraire lorsqu'à deux reprises, à la gare routière de Sainyabouli où nous faisions halte, deux jeunes garçons nous demandèrent d'un air sidéré : "Why do you want to go to Pak Lai?". A un tiers du chemin, nous n'allions tout de même pas renoncer.

Aujourd'hui c'est le grand jour. Nous allons descendre le Mékong. Un petit imprévu vient s'imiscer dans le programme : il drache comme on dit chez nous. Seul point positif, je vais enfin pouvoir sortir mon KWay que j'avais emporté sans grande conviction, juste au cas où. C'est donc sous un ciel chargé et sous la pluie que nous ferons cette croisière qui nous amènera à Vientiane.

Aucun commentaire: